ci turu Yàlla laye tambalé midi àji yërëm jaam nëpu ci aduna di àji yërëm waay texe yi ci alaaxira
Rabbi as haabaka bil himmati wala tou rabbi him bid darsi fakhate...

Le Magal de Darou Mouhty commémorant la rencontre de Mame Thierno Birahim et son Maître Serigne TOUBA au retour d’exil de celui-ci en 1902 est célébré ce vendredi 12 Mai 2017 (Nisfu Sha’ban)

Sur sa naissance, à Porokhane, les auteurs s’accordent pour la situer au jeudi 15 du mois lunaire de " Rabbi al awwal " de l’an " charfadji " c’est à dire 1283 de l’Hégire, 1863 du calendrier grégorien.

On raconte que cela coïncida avec la Bataille de Pathé Badiane ou Paoss Koto qui mit aux prises les forces de Maba Diakhou BA aux troupes de l’autorité coloniale.

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Mais, ce qu’il faut retenir de cet événement c’est que cela a donné lieu à une scène extraordinaire, et très significative pour l’avenir. Pour la circonstance, Mame Mor Anta Sally, leur père commun congratula Cheikh Ahmadou Bamba qui devait tout juste avoir dix ans, en ces termes :

" Félicitations pour la venue de ce nouveau né, car il sera ton bras droit, en qui tu trouveras ardeur et soutien pour le grand projet qui te préoccupe tant. "(In ouvrage de référence).

Sa vie fut fruste et frugale. Il a toujours habité dans des cases en chaume, sans aucun confort personnel. Pourtant il disposait d’énormes richesse qui provenaient des nombreux dons des talibés et de ses exploitations agricoles.

Mais tous ces biens étaient tenus à la disposition de Cheikh Ahmadou Bamba et de sa famille, et des nécessiteux qui sollicitaient souvent son grand cœur. Il y avait certes de beaux lits, de grand prix et en grande quantité, dans ses demeures, mais ils servaient plutôt à honorer les exemplaires du Saint Coran, de Sciences religieuses et les écrits de son maître. Quant à lui, il se contentait d’une simple natte, qu’au demeurant, il considérait comme déjà trop luxueuse.

Mame Thierno un soufi rare

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Sa nourriture était des plus simples et il mangeait très peu. Il n’a jamais voulu, à ce propos, bénéficier de régime de faveur. En conséquence il mangeait, assis à terre comme tout le monde, et dans le même plat que ses disciples.

Voilà donc un homme tellement détaché des biens terrestres que son fils aîné et premier khalife, Serigne Mouhamadou Awa Balla MBACKE, a rapporté qu’un jour, il l’a contraint, lui et ses compagnons, à stopper la construction d’une maison qu’il leur avait commandée. Pour quelle raison ? Simplement parce qu’on avait pensé bien faire en utilisant du ciment pour consolider les fondations et pour préserver les poteaux en bois de la corrosion de la terre et des insectes. Mame Thierno n’a vu dans l’utilisation de ce matériau qu’un attachement trop prononcé aux commodités périssables de ce bas monde éphémère, qui en aucun cas, ne doivent ralentir la marche de l’homme vers la quête des félicités éternelles de l’au delà.

Mame Thierno ne parlait jamais inutilement et aucune futilité ne pouvait retenir son attention. Jamais il ne disait du mal de quelqu’un. Un profond anéantissement dans la volonté de Dieu lui avait donné l’habitude, en toute circonstance, de rendre grâce au Créateur. Ainsi, qu’on lui apprenne un événement heureux ou qu’on lui annonce la plus noire catastrophe, c’était pareil pour lui et son commentaire était invariablement : Al hamdoulilâhi ! (Nous rendons grâce à DIEU).

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